Loi sur l’énergie

Les citoyennes et les citoyens du canton de Berne ont rejeté la révision de la Loi sur l’énergie. Une très faible majorité a refusé un projet proposé par le Gouvernement, le Parlement et une majorité des partis. Berne persiste à utiliser une énergie fossile dépassée et rate une chance de participer plus activement à la transition énergétique. Au moment où les pas à faire en faveur de la protection du climat sont urgents, cette décision du peuple est décevante et lourde de conséquences.

Avec 50,6 % et 3000 voix de différence, le canton de Berne a refusé de justesse la révision partielle de la Loi sur l’énergie ; celle-ci avait pourtant obtenu un très large soutien. La majorité des ayants-droit a été dé-sécurisée par l’intensive campagne de déstabilisation des opposants.

La décision isole le canton de Berne et nuit à l’artisanat, à l’industrie, à l’environnement, aux locataires, aux propriétaires responsables ainsi qu’aux villes et aux communes ambitieuses dans le domaine de la transition énergétique.

La tendance internationale est claire : dans le monde entier, la transformation du sytème énergétique s’accélère avec pour but de réduire les émissions de CO2 et de protéger notre climat.

La révision partielle de la Loi sur l’énergie est le résultat d’une décision populaire sur le plan national. En 2017, la population suisse a en effet clairement dit OUI à la transition énergétique. Les cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Vaud, Obwald et Lucerne ont fait le pas dans la bonne direction. Berne a galvaudé cette chance. Cela nuit à l’industrie qui a absolument besoin de conditions cadre stables et de sécurité dans la planification.

De même, les propriétaires et les locataires devront continuer à souffrir d’un prix du mazout variable au lieu de pouvoir profiter de systèmes de chauffage renouvelables bon marché. Cependant, c’est le climat qui souffrira le plus car les dégâts ne pourront être annulés.

Sur le plan de la politique climatique, le canton de Berne devra malgré tout assumer ses responsabilités.

D’autres pas sont absolument nécessaires que ce soit sur le plan cantonal ou national. Par exemple, une imposition de la mobilité tenant compte de la charge environnementale comme l’envisage la taxe sur le transport aérien, l’ancrage de l’accord climatique de Paris dans la Constitution (Initiative pour les glaciers).

Diverses motions vertes ont été déposées. Le Conseil exécutif doit mettre au point un plan directeur concernant la dé-carbonisation, définir une stratégie de la mobilité électrique pour la flotte des véhicules cantonaux et instaurer une imposition des véhicules à moteur tenant compte de leur charge environnementale.

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